29/02/2008

The Motorcycle Diaries.

Je m'excuse auprès de tous ceux à qui j'avais - plus ou moins - promis l'envoi d'une carte postale estampillée Hispanie ; ils devront, je le crains, se contenter de ce bref compte-rendu.

Nous revînmes donc en fin de journée de notre voyage en Espagne, où nous eûmes un temps maussade, parfois éclairé de quelques timides rayons de soleil. Le trajet fut long, divisé en deux parties (nous fîmes escale à Agen), qui m'épuisèrent tout particulièrement. Notre objectif n'était autre que Barcelone, capitale de la Catalogne, ville enchâssée entre les montagnes et la mer. J'y ai aimé la plaça Reial, ses arcades à l'ancienne, ses facades d'ocre et ses volets à clairvoies, qui me transportèrent plusieurs siècles en arrière, à une époque où les glaciers n'y faisaient certainement pas fortune. Plus généralement, je retiendrai la vieille ville, ce Barri Gòtic au parfum d'éternité et aux petites ruelles presque vénitiennes. Je n'oublierai pas non plus la magnifique Sagrada Familia, fol édifice perché sur de sublimes et démesurées ambitions, dont les sculptures torturées ou tortueuses, je ne sais, m'émurent autant qu'elles m'enthousiasmèrent.
Nous nous promenâmes également dans Sitges, tropézienne petite cité balnéaire. J'y admirai l'antique boutique, toute droit sortie d'un siècle révolu, tenue par une vieille demoiselle, qui exposait de minuscules et vénéneuses fioles d'argent aux entournures finement ciselées, des bijoux patinés par les années, d'anciens éventails soigneusement ouvragés, ou encore divers pantalons de dentelle et autres bottines de cuir.
En définitive, si les réels instants de plaisir furent rares, ils ne furent cependant pas absents de ce voyage doux-amer, dont je reviens fatiguée - et un peu inquiète quand à mon état de santé.

22/02/2008

Besoin de rien ?



Glitterina, Esther le Lombric Lubrique, Gloria, Zebrina
in Ode au Papier Toilette.

[Démenti formel : Non, je ne me casse pas la figure,
je ne fais que ramasser le papier toilette qui était tombé. Point barre.]

15/02/2008

« Demandons l'impossible ! »

Littérature Française : 10,313/20
Littérature Générale et Comparée : 10/20
Linguistique Française : 15/20
Langue et Littérature Latine : 18/20
Ancien Français : 12/20
Stylistique : 9/20
Anglais : 13/20
Cinémas Contemporains : 11,5/20

Moyenne 1° semestre : 12,008/20 AB

10/02/2008

Mauvais Sang.



« Il lui a dit veux-tu ? Elle n'a dit ni oui, ni non.
C'est une fille avec un garçon
. »

03/02/2008

« I lost my girlhood, true... but it was for you. »

For once, there was an unknown land,
full of strange flowers and subtle perfumes ;
a land of which it is joy of all joys to dream ;
a land where all things are perfect and poisonous.


Vous pouvez cesser de me jeter des regards compréhensifs et des sourires entendus ; vous aviez raison, puisque j'avais tort. Non, je ne l'ai pas oublié.
Malgré mes efforts et les bras d'un autre, non, je ne l'ai pas oublié.

Si l'impudeur des aveux m'a souvent dérangée, je me moque à présent de devoir masquer mes sentiments sous une couche de vernis stylisé. Parce que je refuse de croire que ces deux années ne m'ont pas forgé un tant soit peu le caractère, j'admets donc mes erreurs : il suffira, je pense, de repartir d'une autre manière et de se construire autrement qu'en priant le Temps d'accélérer la cadence de son oeuvre.
Je me félicitais d'en avoir, une bonne fois pour toute, terminé avec la délectation proustienne (et masochiste) de souvenirs mièvrement flétris par mes soupirs (faciles) et mes nerfs (à fleur de peau). Franchissons donc l'étage supérieur de ce manoir poussiéreux, honteusement vide et pourtant tellement embarrassé de mobilier qui me sert à l'occasion de moi intérieur, et assumons-nous. Prions également pour qu'un jour, je ne fasse plus aucun cas de mes états d'âme.
Prions pour qu'un jour je serai grande. Vraiment.

Donc non, je ne l'ai pas oublié. Et alors ?
Franchement, je ne vois pas où est le problème.

Enjoy !

01/02/2008

From A to B and Back Again.

Non, le temps ne s'est pas arrêté en 2007, ici comme ailleurs ; ici encore moins qu'ailleurs.

J'aurais tant de choses à relater à propos de ce mois de janvier mouvementé que je préfère les taire. J'aime en tout cas la trépidance de ce début d'année, les idées en l'air qu'il projette et les coups de folie qu'il permet. Cela faisait longtemps que je soupirais après ces instants où l'on se sent prête à tout et surtout, à n'importe quoi, prête à laisser tomber une vie entière juste pour le plaisir de goûter à un bonheur aussi fugace qu'il est volé.
Je ne parviens pas à apprécier ce désagréable lyrisme qui s'empare de moi, mais après tout, je ne parviens pas non plus à concevoir d'une autre manière la félicité dans laquelle je baigne depuis quelques semaines.

Oui, je suis épuisée ; non, je ne vais pas me sortir de la masse de boulot qui m'attend.
Et alors ? Je suis heureuse, je fourmille d'idées irréfléchies, je me complais à verser des larmes de midinette pour des inepties, je dépasse quotidiennement le nombre de minutes de rire recommandé et je tombe amoureuse - ou pas - d'une nouvelle personne chaque semaine (actuellement, Eric Foreman).

J'y crois à nouveau.