Voilà quelques temps que je m'autoflagelle en me disant que, tout de même, je pourrais donner un semblant de mes nouvelles en ces lieux consacrés comme vitrine de mes sentiments ; expliquer les moments de désespoirs furtifs ou durables qui jalonnent mes journées, les sourires de façade et la reconnaissance infinie que j'éprouve pour ceux - et surtout, celui - qui me permettent de tenir le cap jusqu'aux jours meilleurs dont, même au plus creux de la vague, je n'ai jamais douté de l'arrivée prochaine (peut-être seulement ai-je manifesté de l'impatience lorsqu'il me devenait vraiment difficile de ne pas me laisser totalement aller).
Oui, mais non ; et certains se sont déjà heurtés à l'écueil de mon mutisme, mutisme dont je me désole et m'excuse puisqu'il n'est pas réellement volontaire. Mais, il est tellement plus facile de passer à des discussions plus légères et à des éléments plus intéressant que mes états d'âme, et comme j'ai l'ennui des gens en horreur... L'idée d'agacer mon entourage avec mes petits tracas personnels me fait frissonner, alors pardonnez-moi d'avoir fait de l'esquive ma spécialité - je serai certainement plus bavarde dès lors que l'horizon de mes journées se sera un peu dégagé.