25/08/2008

Shut up, and let me go.

Alors que les dernières journées de vacances s'effilochent dans une brume pluvieuse et que la fin de cet été riche en changements s'annonce avec chaque jour plus d'insistance, j'essaie de trouver de nouveaux repères dans un environnement sinon houleux, du moins perturbé.
La maison paraît parfois bien vide - une personne et des meubles en moins ne sont guère négligeables -, mais étant de plus en plus souvent saisie d'un besoin vital de sortir, je quête de nouveaux foyers dans les sourires des gens plus que dans la sécurité de mon lit. Lit déserté au profit d'un autre, un autre indéfini changeant au gré des circonstances, qui n'a de point commun (presque) chaque soir que d'être seulement un lit partagé avec A..
L'on s'y couche lorsque le soleil se lève, les pieds glacés et l'esprit embrumé, l'on y boude, l'on y rit, l'on y tombe, l'on y soupire beaucoup, alors que je me retiens à grand-peine d'y chanter Englishman in New York ou Modern Love (allez savoir pourquoi ces musiques deviennent si entêtantes au moment du coucher) et que nos pieds deviennent brûlants.
Je crois sais que je dois beaucoup à mes amis de m'avoir permis de garder le cap et le sourire pendant ce mois difficile ; mais je crois sais que, sans A. et la perspective de ses bras, je n'aurai certainement pas eu le courage d'espérer des horizons plus ensoleillés que ceux de cet été météorologiquement morose.

22/08/2008

There we sat in snow.

Merci à ceux qui ne m'ont pas oubliée ;
A ceux qui ont participé à cette soirée Bûcherons et Catins qui restera dans les mémoires (du moins, dans la mienne), à ceux dont les messages ont fait résonner mon portable tout au long de la journée, à ceux qui ont dégusté ces deux gâteaux aux fraises, à ceux qui m'ont laissé des petits mots à droite ou à gauche du Net, à celui dont - honte à moi - j'avais oublié l'anniversaire le jour précédent, et même à celui qui a pris la peine de me téléphoner en avance.

Et maintenant, on attaque.

17/08/2008

(mais peut-être pas tout à fait, puisque j'ai des mots gros comme les rubis de Perrault qui gonflent ma poitrine, des mots si gros qu'ils ne peuvent passer l'épreuve de ma gorge - et pourtant, je suis encore là. Là, coincée avec mon oisiveté poliment ennuyée de vacancière [ajouter ici l'adjectif qui vous paraîtra le plus approprié]. Ma vie part en lambeaux, je perds mes repères mais peut-être est-ce cela que l'on appelle grandir, ce terme galvaudé à prononcer d'un ton bien évidemment entendu, si ce n'est condescendant. Je me bats contre la vie et ses détours, les noeuds qu'elle forme avec une jouissance sadique ; si seulement l'on pouvait considérer comme armes mon cynisme de façade et mon avidité de libertés, j'aurais depuis longtemps posé un pied triomphant sur la carcasse de l'adversité aveugle et stupide. Mais, les journées s'écoulent et je me contente de patiemment cisailler les toiles d'araignées qui masquent l'horizon de cette fin de mois d'août, tout en quémandant un peu d'affection d'attention. Et je crois que le pire, dans toute cette histoire, c'est que je parviens à être heureuse réellement bien - pour la gaieté, on avisera plus tard, le mois de septembre et ses nouveaux horizons ne sont pas encore arrivés - en m'échappant de ce cocon filandreux, amer, qu'est devenue ma vie de famille. Si seulement tous ces noeuds ne me maintenaient pas dans des arrières que je refuse avec un entêtement absolument coupable, je crois que j'aurais pu, depuis longtemps, passer à autre chose. Alors grandir, ce serait découvrir les limites de son égoïsme ? Si seulement - si, si, si... - il n'y avait que moi, si seulement j'étais seule, je n'aurais aucun scrupule à détruire ce qui a été bâti à mon égard, puisque ces constructions n'ont plus lieu d'être et que, de toute manière, je les refuse pour ce qu'elles sont devenues)

(pardon d'être heureuse en ces temps troublés)

(pardon d'être égoïste - mais j'en ai besoin)

08/08/2008

Chut.