31/05/2008

« La chance est la forme laïque du miracle. »

Littérature Française Séculaire : 10/20
Littérature Française Transéculaire : 13/20
Littérature Générale et Comparée : 11.889/20
Linguistique Française : 16/20
Stylistique : 11.5/20
Langue et Littérature Latine : 11/20
Anglais : 10/20
Cinémas Contemporains : 14/20

Résultats 1° semestre : 12.008/20 AB
Résultats 2° semestre : 12.408/20 AB

Moyenne 2° année : 12.208/20 ADMIS MENTION AB


* Paul Guth.

25/05/2008

« L'on doit être capable de danser avec la plume »

* Nietzsche.

21/05/2008

« Il n'existe aucun bruit plus irritant que celui d'un téléphone qui ne sonne pas. »

Désignée par Pierre comme prochaine victime de ces chaînes d'un nouveau genre, me voilà condamnée à vous présenter trois des petits plaisirs qui rythment ma vie. Et puisque c'est ainsi, je désigne Camille pour poursuivre avec les siens.


* Prendre le train : pour un long trajet, une destination lointaine, savourer cette haine du temps et des paysages qui défilent trop lentement, acheter Midol et Libé tout en discutant avec le voisin de choses et d'autres, grignoter des fraises Tagada, regarder sa montre et compter les minutes, piquer du nez sans s'en rendre compte, reprendre la lecture du bouquin au titre éloquent emporté un peu pour, avouons-le, se donner un genre. Bref, partir.

* Me glisser dans mon lit : avec des chaussettes aux pieds, simplement pour le plaisir de les enlever et de sentir le contact des draps glacés, étirer mes jambes dans les grandes diagonales et enfouir bras et tête dans les multiples replis de la couverture, roulée en boule.

* Manger : Ne jouez pas les surpris, vous le saviez bien. Je mange tout le temps, je mange parce que j'ai faim, je mange parce que je m'ennuie, je mange parce que j'aime ça. J'avance l'heure de mes goûters dithyrambiques et je me fais des petites digressions entre les repas - oh, du pain frais, oh, du beurre. Je dépense des fortunes chez Marché + pour acheter des Smarties, pour avoir le plaisir de grignoter des cochonneries cachée au fond de mon lit ; les distributeurs de l'université connaissent ma passion pour les M&M's, j'avale deux yaourts et un fromage blanc tous les soirs (sans compter les gâteaux secs) et, lorsque je n'ai rien à faire, je mange un bol de céréales. Pendant les repas entre amis, je suis la pire ennemie des restes de sauce vinaigrette, je pourrais me damner pour des tartines de mayonnaise et pour moi, le Nutella se conjugue à la petite cuiller. Je déteste les placards vides.


* Rupert Holmes.

17/05/2008

Vous n'en verrez pas deux comme ça ;

Dévaliser Ladurée. Prendre le métro aux heures de pointe. Ouvrir un compte petit-déjeuners chez Starbucks. Soutenir le BO contre le Stade Français. Arpenter Saint-Germain-des-Prés en travers. Admirer Indiana Jones en version originale. Crâner avec ma carte Orange. Manger des tapas. Faire du Vélib' en jupe. Jouer la provinciale qui s'y connaît quand même. Compter jusqu'à 10. Lécher les vitrines Christian Louboutin. Danser en russe sur des pointes Grishko. Visiter l'exposition Marie-Antoinette au Grand Palais [...]


Check.

12/05/2008

Observez-moi... observez-moi,


A
lors ?

Mon indifférence qui me tue, la peur chevillée au ventre de mon indifférence qui me tue, l'enthousiasme débordant de ces instants volés au soleil et à la pluie, le grondement du train sur les rails de mon indifférence, oui, oui, oui, je te veux, je veux le beurre salé de tes larmes, je veux la liqueur de fraise de tes lèvres, pour tuer mon indifférence qui me tue, oui, non, je ne sais pas, c'est l'été et j'en suis folle, folle d'enthousiasme débordant, alors que je ne devrais pas et pourtant je déborde, l'odeur de ma peau chauffée par les rayons, l'odeur de ta peau chauffée par les rayons et la musique de l'océan en musique de fond, j'aime bien, mes délires attisés par ce vent cinglé cinglant, j'aime pas, ce vent attisé par mes délires cinglés cinglants, non, non, non, plus d'indifférence pour cette voix venue d'ailleurs, le bruit du crayon qui gratte le papier, le papier qui se froisse joliment, je te veux, toi l'ivresse de ses mots, toi le flacon de sa gorge, toi le poète aux poèmes froissés, je rêve que mes bras, le vent cinglé qui pèse sur les rideaux gonflés, le matin qui brûle déjà et le sommeil qui pèse encore sur les yeux gonflés, je rêve bercée de mon indifférence, peut-être, je ne sais pas, tu sais toi, l'effluve de la terre mouillée, foins coupés, livres effeuillés dans la musique de l'océan, porte qui claque, oh, courant d'air, oui, oui, non, non, trop de nuages, je veux des fraises, ouvrir mes rideaux gonflés d'orgueil, pétrie de fierté, modelée sculptée, taches d'encres sur des pieds calleux, danse, danse, je te veux, ô douce mélodie de ses soupirs nocturnes, ô toi litanie de ses caresses sur les draps, ô toi, je me sens folle, je me sens saoûle, je me sens, non plus d'indifférence, oui, non, chut.