29/09/2008

« I picture my epitaph :

"Here lies Paul Newman,
who died a failure because his eyes turned brown" »

24/09/2008

I thought you died alone (a long, long time ago) ?

J'ai besoin de sommeil, j'ai besoin de vacances. Comme une envie de m'enfouir sous mes couvertures pour n'en sortir qu'au retour des beaux jours - si jamais beaux jours il y a, parlons plutôt d'un semblant de vacances d'été, les prochaines. Avouons que les dernières ont été trop réjouissantes pour pouvoir les laisser s'échapper définitivement sans une certaine pointe de regret.
J'ai envie d'échapper à cette épuisante effervescence qui accompagne les rentrées universitaires, de ne plus courir d'un service à l'autre pour n'obtenir que des bribes de réponses et des questions sans cesse renouvelées. De ne plus entendre mon coeur s'affoler à l'idée d'un stupide exposé en solitaire et de pouvoir de nouveau vivre la nuit sans me préoccuper des réveils. J'ai envie de vivre dans cette perpétuelle torpeur estivale, d'oublier de dormir et d'oublier de compter ces jours qui s'écoulent dans des brumes bienheureuses ; j'ai envie de perdre tout contact avec la réalité et sa temporalité métallique, pour mieux pouvoir m'enfoncer dans l'aveuglement moelleux et oisif d'un été éternel.
J'ai peur de Je ne veux pas penser à cet après inquiétant, qui rôde au-delà de mes pensées, qui sectionne 2009 en plein élan. Un après aux allures de décisions et maturité, indissociable de cette question dont le dangereux crépitement résonne à mes oreilles dès lors que je m'aventure trop loin dans mes rêveries égarées. Une équation aux multiples inconnues qui prend plaisir à m'étreindre d'angoisse, son compte à rebours martelant tous ces mois à venir aussi rapidement que s'il s'agissait de minuscules et éphémères minutes. Puisqu'il paraît que dans un an, je quitte les sentiers battus de ma détermination étudiante, dans un an, c'est la vie active, je m'installe chez moi, je vis avec quelqu'un ou mon chien, je paye mes traites et lave ma vaisselle, je travaille au noir ou je blanchis de l'argent pour arrondir mes fins de mois, dans un an, je suis grande.

Mais bon sang, je fais quoi ?

08/09/2008

J'ai des questions à toutes vos putains de réponses.

Les jours me séparant de la rentrée et de son lot habituel de catastrophes imprécises se comptent à présent sur les doigts d'une main et, au fur et à mesure que le soleil passe d'un côté ou de l'autre de la ligne d'horizon, je me sens saisie d'un abattement découragé qui ne laisse rien présager de bon.
Je n'ai aucune envie d'abandonner la ritournelle rassurante des journées dites de vacances, maman je sors ce soir, j'vous ai préparé des crêpes, non je n'ai rien fait de ma journée, maman je pars à Dinard, il me faudrait les photos de la dernière soirée, j'suis montée niveau 43 à World of Warcraft, maman je dors chez A., on prévoit quoi pour ce soir ?

Je présume que l'on ne peut rien contre le cycle implacable des saisons - je ne sais si mon ego se remettra un jour de cette impuissance - et l'évolution forcée des choses... maman tu m'emmènes à la gare, j'ai encore acheté des Kinder Bueno, non je n'ai rien fait de mon week-end, maman je dors à Rennes à cause des cours, il me faudrait les photocopies du cours magistral, j'suis arrivée au chapitre 43 des Pensées, maman j'ai pas envie d'aller à la danse, on va peut-être organiser une soirée un de ces quatre ?

C'est quand, la fin des cours ?


(et si j'avais envie de vous crier que bordel, je suis foutument heureuse ces temps-ci, je pourrais faire l'amour avec la Terre entière et réserver mes putains de fesses pour un seul heureux élu que je nommerais pas mais que vous commencez à connaître, ou même deux veinards en comptant Louis Garrel, tout ce bonheur m'épuise et ce petit con m'émeut, je ne sais plus où donner de la tête et de la voix, j'embrasse tout le monde car j'ai les bras grands et le coeur gros, vous m'écouteriez hein ?)

04/09/2008

Bonjour, Charlie.

J'aurais pu te bazarder combien je t'aime ma puce, t'es la plus forte et la meilleure, que j'sais pas ce que je ferais sans toi, que tu dois continuer comme ça et ne change surtout pas, lapidant ma mièvrerie à coups de "toi même tu sais" (ouais, tmtc) bien sentis.
Je n'aurais même pas fait allusion au fait que les roux n'ont pas d'âme - rends-toi compte !
Et j'aurais eu l'air con, tiens.

Je dirais simplement que nous avons la Classe.

xoxo, dear B.