31/10/2007

No, it was in color.

Excusez le son de très basse tonalité, et prêtez l'oreille.

29/10/2007

« Les passants mystérieux de l'âme. »

Etrangement, j'ai toujours perçu les mots - le Verbe, dirait l'autre - comme handicapants. Depuis que j'ai commencé à déchiffrer les caractères d'imprimerie, mon rapport à l'écriture et à la parole se trouve être empreint d'hostilité, de passion, de répulsion et de fascination ; tous les ingrédients d'une relation stable et durable, en somme.
J'ai toujours été bavarde. J'ai toujours aimé lire. Mais surtout, je crois que j'ai toujours souffert d'un complexe d'infériorité par rapport aux autres, connaissances comme écrivains, et que cela a énormément influé sur ce que je suis devenue et ce par quoi je suis passée. Petite, j'admirais les personnes plus âgées de mon entourage, m'émerveillant de leur façon si calme de parler, de leur usage d'un vocabulaire si étendu, et de leur capacité à répondre si promptement aux attaques ou plaisanteries. Tout cela, sans jamais perdre de leur aura ou tomber dans le ridicule. Tout ce que, finalement, je n'étais pas. Bien sûr, je suis une littéraire dans l'âme, adoratrice de ces mêmes mots que j'ai appris à haïr pour mieux les aimer. Je les ai cherchés, travaillés et épuisés, à ainsi tenter de me les approprier.
Et maintenant, à l'heure d'un bilan improvisé ? Le constat est douloureux. Certes, je ne peux que reconnaître m'en être relativement bien sortie sur un plan pur et dur de littéraire ; je veux dire par là que mon écriture a gagné en maturité, à force de torturer mon style, et que je suis tout de même fière des quelques inepties que j'ai pu broder sur le sujet. Mais enfin, d'un point de vue plus oral, je me sens toujours aussi démunie, aussi gauche que j'ai pu l'être il y a quelques années. La parole m'est étrangère, en ce sens où je reste incapable de la manier intelligemment. Les belles phrases me viennent après coup. J'ai beau me triturer l'esprit, la plupart du temps, mes réparties tombent à plat ou possèdent un goût de déjà vu. Quant aux attaques, je ne peux que les snober en tentant de prendre un air altier, puisque je suis incapable de riposter.
J'ai besoin de temps ; c'est un de mes traits de caractère qui s'observe dans beaucoup de situations, mais qui est particulièrement criant dans ce cas de figure. Oui, j'ai besoin de temps. Mais, ultime paradoxe, je rêve d'aller plus vite. De brûler les étapes.
De ne plus prise au dépourvue lorsqu'un tiers aura besoin de paroles consolantes. D'esquiver le ridicule lorsque je parlerai trop vite et que mes phrases se mêleront les unes aux autres. D'apprendre à aimer et à ne plus craindre ces instants de grâce où certaines déclarations meurent d'envie de franchir mes lèvres, sans que j'ose les laisser prendre leur envol parce que je sais que je n'arriverai pas à exprimer tout ce qui gonfle mon coeur.
Tout ce qui le fait battre.

15/10/2007

« Je veux être merveilleuse. »

Je ne poste guère, ces derniers temps ; du moins je n'en ai ni l'envie, ni la motivation. Le besoin est là, qui naît chaque fois que je passe sur mon blog pour faire la tournée de mes liens, mais à quoi bon poster pour ne rien dire ? Autant respecter ce mutisme presque forcé.


Quote : N. J. Baker from 20th Century Fox.
Pix : N. Osipova, from Bolshoi Ballet.

10/10/2007

Un feu pour votre hiver.

C'est tout de même fou, cette capacité que l'on peut avoir de s'empiffrer sans cesse tout en étant parfaitement conscient et absolument consterné de ce que l'on est en train de faire.
Imaginez, trois desperate étudiantes, enfermées dans une chambre universitaire, avec brioches, Nutella et beurre de cacahuètes à portée de main. Oui, non ; je préfère que vous ne l'imaginiez pas, finalement =D
Je ne sais pas si c'est l'ennui latent, l'épuisement irraisonné mais bien présent ou si c'est la froidure pluvieuse qui s'est installée, premières prémices de l'hiver proche, qui accentue ainsi un trait de caractère - ne nous leurrons pas - déjà existant... Mais bon sang, il faut faire quelque chose !

07/10/2007

[Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?]

Morts de faim !