19/04/2008

« L'acrobate rêve d'une défaillance de la pesanteur qui lui permettrait de ne jamais retomber. »

Je ne sais pas si vous connaissez cette sensation, qui vous coupe les jambes et vous mine l'esprit, juste le temps d'un nuage voilant la lumière du dehors, mais qui laisse flotter sur vous un léger malaise qui s'estompera après quelques temps. Ce vide qui d'un coup se creuse en vous, au niveau de l'abdomen ou du ventre, c'est assez indéfinissable, et qui s'étend à votre corps tout entier sans que vous soyez capable d'en expliquer origine ou cause. Je parlais de vide, mais c'est surtout un gouffre qui s'ouvre si violemment entre le coeur et les sens, nourri de ce que j'aurais tendance à appeler le Manque. Manque de je ne sais quoi ou je ne sais qui ; l'on peut toujours faire défiler - en pensées - personnes et éventuelles envies, impossible de combler ce grand canyon qui semble s'écrouler encore et encore, croissant avec notre affolement et notre douleur.
Je me souviens de la première fois que j'ai ressenti ce Manque ; j'avais douze ans, vagabondais sur un terrain de sport, et le simple fait d'avoir songé à un diabolo menthe m'avait ragaillardie.

A présent, j'ai l'impression qu'il m'en faudrait beaucoup plus pour réussir à calmer cela.

14/04/2008

Une Saison en Enfer

J'aimerais tellement écrire autre chose que des dissertations, des commentaires composés ou encore des fiches de révisions rédigées à toute allure... Je ne sais pas ; écrire des articles pour disperser le brouillard et la poussière de ces lieux, par exemple. Mais il semblerait que ce ne soit guère le moment, l'approche des examens grignotant tout mon temps libre.
J'essaie dans le même temps de me remettre en état avant l'été - comprenez par là pseudo régime et un peu de soi-disant sport, visites chez l'ostéopathe (oui bon, ça c'est pour les divers stages et spectacles que je vais devoir assurer d'ici la fin du joli mois de mai) et inventaire vestimentaire. En bref, toutes les âneries que vous pouvez déjà voir fleurir en couverture de tous les magazines possibles et imaginables dans vos kiosques à journaux.
... Vivement les vacances (proposition déclarée à l'unanimité leitmotiv du mois).


Le dernier recueil versifié de Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, se situe à la charnière entre deux périodes poétiques : celle de la poésie romantique, dont le déclin est manifeste depuis 1850 et ce, malgré la vigueur de Victor Hugo, et celle des poètes qui vont accomplir la « révolution du langage poétique » dans les années 1860 et 1870.

09/04/2008

D'aucuns disent que.

Ce n'est pas l'angoisse de la page blanche. C'est juste la pâleur de mes envies. Notons quelques légères anecdotes sur le cours de la vie et demandons-nous pourquoi tant de caprices (?). Et comprenne qui pourra, comprendre qui voudra.

Je ne sais pas ce que je vais faire (je ne sais même pas ce que je veux écrire mais enfin, passons).
Cet été, cet été qui approche et que l'on envisage enfin comme un demain au présent, je veux. Je veux. Je veux ? Je veux du soleil, évidemment. Un peu de musique, ou plus - des festivals, donc. Je veux Paris, toute entière dans mes bras grands ouverts, pour une étreinte plus longue qu'à l'accoutumée. En juillet peut-être, ou en août, pendant cette période dont on m'a raconté les rues désertes et (parfois) écrasées de chaleur. Je veux mon chez-moi, ma voiture, mon jardin, ma vie, mes envies, ma solitude. Je débrancherai tout, téléphone, ordinateur, lumières, et je lirai ; enfin, seulement s'il y a du soleil, évidemment. Je veux un été agréable, un été du Sud-Ouest avec les petit-déjeuners au soleil, évidemment, les tartines de confitures à l'ombre de l'arbre, sur la table nappée de blanc, et le journal (Sud-Ouest, Midi Olympique, qu'importe). Je veux l'Océan.

Ce sera un bel Eté.



[J'ai cependant oublié de mentionner un changement dans les éléments de cuisine ci-après - vous aviez peut-être remarqué la disparition de la ChatBox ? A présent, plus bas dans la colonne, s'est installé un lecteur ; n'hésitez pas à faire défiler les musiques.]