« Il lui a dit veux-tu ? Elle n'a dit ni oui, ni non. C'est une fille avec un garçon. »
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Anonyme
a dit…
Bien vu ! C'était le moment que j'ai préféré, le plus réjouissant du film ! Tiens, ce matin à la fac j'ai vu les nouvelles affiches de l'UNEF... rhum rhum ça se passe de commentaires... (Ce sont Gildasse et A. Lemoussu qui posent tu crois ?)
J'ai de mes ancêtres gaulois l'œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure. Les gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d'herbes les plus ineptes de leur temps. D'eux j'ai : l'idolâtrie et l'amour du sacrilège; -oh! Tous les vices, colère, luxure, - magnifique luxure; - surtout mensonge et paresse. J'ai horreur de tous les métiers. Maitres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à la plume vaut la main à la charrue. -Quel siècle à mains!- Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m'est égal. Mais! Qui a fait ma langue perfide tellement, qu'elle ait guidé et sauvegardé jusqu'ici par ma paresse? Sans me servir pour vivre même de mon corps, et plus oisif que le crapaud, j'ai vécu partout. Pas une famille d'Europe que je connaisse. - J'entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la déclaration des Droits de l'Homme. - J'ai connu chaque fils de famille...
« [...] cette fin où un vieux journaliste raté et heureux fume et boit du whisky dans le wagon-restaurant d'un train de nuit qui traverse la campagne française, parmi des gens heureux qui dînent et des serveurs à noeud papillon noir, tandis qu'il pense à un homme fini qui eut du courage et l'instinct de la vertu et pour cela ne se trompa jamais ou ne s'est pas trompé au seul moment où il fut vraiment important de ne pas se tromper, et qu'il pense aussi à un homme qui fut intègre et courageux et on ne peut plus pur, ainsi qu'au livre hypothétique qui le ressuscitera quand il sera mort, et alors ce journaliste regarde son reflet attristé et vieilli sur la fenêtre que lèche la nuit jusqu'à ce que le reflet se dissipe lentement pour laisser apparaître un interminable désert ardent et un soldat seul, brandissant le drapeau d'un pays qui n'est pas le sien, d'un pays qui est tous les pays à la fois et qui n'existe que parce que ce soldat brandit son drapeau renié, soldat jeune, déguenillé, poussiéreux et anonyme, infiniment minuscule dans cette mer flamboyante de sable infini, marchant de l'avant sous le soleil noir de la fenêtre, sans savoir très bien où il va, ni avec qui, ni pourquoi, sans y attacher grande importance, pourvu que ce soit de l'avant, de l'avant, de l'avant, toujours de l'avant. »
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Bien vu !
C'était le moment que j'ai préféré, le plus réjouissant du film !
Tiens, ce matin à la fac j'ai vu les nouvelles affiches de l'UNEF... rhum rhum ça se passe de commentaires... (Ce sont Gildasse et A. Lemoussu qui posent tu crois ?)
Tout pareil :)
Je serais bien venue boire un verre avec vous mais, avec Fabien, on a changé d'avis en cours de route xD
De toute façon, on se verra à la rencontre Grand Ouest ^^
MAUVAIS SANG
J'ai de mes ancêtres gaulois l'œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure.
Les gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d'herbes les plus ineptes de leur temps.
D'eux j'ai : l'idolâtrie et l'amour du sacrilège; -oh! Tous les vices, colère, luxure, - magnifique luxure; - surtout mensonge et paresse.
J'ai horreur de tous les métiers. Maitres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à la plume vaut la main à la charrue. -Quel siècle à mains!- Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m'est égal.
Mais! Qui a fait ma langue perfide tellement, qu'elle ait guidé et sauvegardé jusqu'ici par ma paresse? Sans me servir pour vivre même de mon corps, et plus oisif que le crapaud, j'ai vécu partout. Pas une famille d'Europe que je connaisse. - J'entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la déclaration des Droits de l'Homme. - J'ai connu chaque fils de famille...
^^Pour toi qui aime Rimbaud^^
Sharn
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