12/03/2008

Un café, avec cinq pailles.

Je ne sais jamais comment introduire un article. J'hésite et pèse mes mots, crains l'égocentrisme d'une première personne et la violence d'un vif du sujet. Je peux passer plusieurs dizaines de minutes à considérer le pour et le contre, pour finalement tout effacer et achever mes tergiversations comme on achève un cheval malade par la première phrase qui me traverse l'esprit.
Mais, une fois cette tâche accomplie, il me faut m'interroger plus avant ; de quoi ai-je envie de parler, pour quoi prendrai-je le temps de peiner de la sorte ? La routine d'un bilan journalier ne m'attire pas plus que la description scolaire de mes goûts musicaux ou cinématographiques. Dès lors, le choix des sujets se voit fortement restreint et mon désir, sapé à sa base. Je serai bien incapable d'expliquer de quoi ce lieu est construit, quels matériaux ont été choisi pour le décorer (marbre italien ou ébène africain ?) et à quels cultes il se trouve consacré.

Alors oui, je pourrais utiliser cet endroit pour donner de simples nouvelles ou raconter comment je compose mes journées de mars, mais je le respecte trop pour ne faire que cela. Et comme tout va bien...


Ils savent pas la chance qu'ils ont, tous ceux-là.
Ils marchent, ils respirent, ils courent.
Ils s'engueulent, ils sont en retard...
Ils savent pas la chance qu'ils ont.
Être juste comme ça, insouciants, dans Paris.
J'les envie d'être en vie.