30/09/2007

De savantes gammes et des arpèges.

* Allumez iTunes sans sélection au préalable et pressez le mode « aléatoire ».
* Appuyez sur « suivant » à chaque nouvelle question.
* Utilisez le titre du morceau apparaissant comme réponse à la question, même si cela n’a pas de sens. Pas de triche !
* Commentez ces réponses pour expliquer comment elles se relient à vos questions.

1. Comment vous sentez vous aujourd’hui ?
La Brune – Louise Attaque
Paraît qu’j’ai flashé sur une brune avant de marcher dans la brume.

2. Irez vous loin dans la vie ?
Miss Baltimore Crabs – Michelle Pfeiffer, Hairspray
Je vais terminer comme ex-miss et productrice aigrie d’une émission musicale. Tout dépend de ce que vous considérez comme "loin".

3. Comment vos amis vous voient ?
Quizas, quizas, quizas – Los Trios Panchos
Une éternelle indécise. Pas si faux.

4. Vous marierez-vous ?
Sweet Dreams – Eurythmics
Et cela ne sera qu’un « doux rêve » !

5. Quel est le thème musical de votre meilleur ami ?
J’envoie valser – Olivia Ruiz
Si seulement je savais à qui penser.

6. Quelle est l’histoire de votre vie ?
Waltzing Matilda – Tom Waits
Très intéressant… La mélancolie qui sourd de la voix et la symbolique qui jaillit des paroles ; je crois que cela veut dire beaucoup de choses pour la Hannah que j’aurais aimé être.

7. Comment sont les études supérieures ?
Trois nuits par semaine – Indochine
S'agirait-il des trois nuits que je passe dans ma chambre U de Rennes ? Moins glamour que celles de la chanson...

8. Comment prenez vous de l’avant dans la vie ?
Hips don’t lies – Shakira feat. Wyclef Jean
En roulant des hanches.

9. Quel est la meilleure chose au sujet de vos amis ?
Space Oddity – David Bowie
Ils seront là jusque pour partir dans l’espace… et regarder C.R.A.Z.Y.

10. Qu’il y a-t-il en magasin ce week-end?
Aphrodisiac – Bow Wow Wow
Il semblerait que je regarde Marie-Antoinette. A moins que le titre ne signifie autre chose...

11. Pour décrire vos grands-parents ?
Rock the casbah – The Clash
Mh… je crois que la métaphore est bien trop subtile pour moi.

12. Comment va votre vie ?
Au café du canal – Les Ogres de Barback
Une mélodie qui gazouille et trille joliment ; oui, une légèreté qui convient bien à mes journées.

13. Quelle chanson pour votre enterrement ?
Si tard – Alex Beaupain
Que dire de plus sinon que le hasard fait bien les choses ? les paroles parlent d'elles-mêmes.

14. Comment le monde vous voit ?
Mrs Robinson – Simon and Garfunkel
Je ne sais pas trop comment je dois le prendre… Serais-je une femme - mûre - qui aime à déniaiser les jeunes « lauréats » ?

15. Aurez vous une vie heureuse ?
Mon p’tit loup – Pierre Perret
Noyer mes gros chagrins aux quatre coins du monde, voyager et profiter. Oui, avec une vie comme celle-là, je serai très certainement heureuse.

16. Qu’est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
All along the watchtower – Bob Dylan
Que je ne suis capable que de regarder au loin - princesse du haut de son mirador.

17. Est-ce que certains ont secrètement envie de vous ?
Comme elle vient – Noir Désir
Pour avoir des saisons torrides et blêmes oui, peut-être. Après tout, tant que l'on garde mon nom - ou qu'on l'aime.

18. Comment puis-je me rendre heureuse ?
Age of consent – New Order
En allant voir le film sur Ian Curtis.

19. Que devrais-je faire de ma vie ?
Mistral Gagnant – Renaud
Regarder les gens et raconter ma gourmandise, assise sur un banc [« en serrant dans ma main tes p'tits doigts »].

20. Aurez vous des enfants ?
The power of love – Frankie goes to Hollywood
A extrapoler sur le titre, il y a de fortes chances.

21. Un strip-tease sur quelle chanson ?
Le Club des Catholiques – Didier Super
Mais bien sûr. Je dois enlever le serre-tête, aussi ?

22. Si un homme dans un van vous offre un bonbon, vous faites quoi ?
Keen on boys – The Radio Dept.
Paraît que je dors avec lui. Et que je meurs - ce qui me ramène au bien-fondé des mes leçons de petite fille : "Tu ne suis personne, pas même si l'on te propose des bonbons".

23. Que pense votre mère de vous ?
Apocalypticodramatic – Tryo
J’espère vraiment que non…

24. Quel est votre profond et sombre secret ?
De tes rêves à mes rêves – Linda Lemay
J’ai une rupture en travers de la gorge, du genre qui nous fait mourir tout bas ; ah ?

25. Quel est le thème musical de votre ennemi mortel ?
Lambé an dro - Matmatah
Le vilain essaie de me tendre une embuscade en me proposant sa beuh à partager… moui. Au moins, il est d'humeur festive.

26. Votre personnalité ressemble à quoi ?
La même histoire – Feist
Une chose indéfinissable, et des destins qui se nouent. J'aime.

27. Quelle chanson pour votre mariage ?
Juste avant que je – Les Wriggles
Et bonjour l’ambiance.

[Piqué chez Tryo]

28/09/2007

Let's make love.

Quand je vois les ravages que provoque l'amour autour de moi, je me dis que je suis bien contente d'avoir le coeur tout désséché. D'avoir appris à être heureuse sans les bras ni l'odeur de quelqu'un. Le besoin d'espérer monts et merveilles s'est endormi, et je me complais à faire cavalière seule, toute seule.
Mais alors, que s'est-il passé entre la Anna fleur bleue qui se nourrissait de pensées romantiques et la Anna que je suis heureuse d'être devenue aujourd'hui ? Serait-ce la maturité d'une année étrange ? Bon sang, je n'ai que dix-huit ans et l'on pourrait presque se figurer que je me fous de l'amour. Ce n'est [pourtant] pas ma faute, comme dirait l'autre... C'est juste que personne ne vaut la peine que j'aille lui décrocher les étoiles - et que je me fracasse le coccyx en retombant durement à terre.
Pas envie de faire cet effort. J'ai l'ivresse et me moque du flacon ; je suis bien, toute seule.

Je pourrais presque croire à tout ceci, si seulement ce coeur que je disais désséché ne se gorgeait pas d'un peu de sang et de vie pendant quelques rares heures de téléphone égarées au fil des semaines.

23/09/2007

Au détour d'un mot, après l'autre.

- On va où ?
- Nulle part. Ca te dit ?
Elle ne répond pas, continue de marcher sous une pluie qui s’est quelque peu calmée. [Il] marche à son côté, la suivant presque. Il n’ose pas troubler son intimité, se rapprocher trop ou même accorder son pas au sien. Il regarde la nuque balayée par les cheveux et légèrement dissimulée par le col du manteau. Lui n’a pas l’observation du photographe, mais les doigts lui démangent de composer pour elle. Il a envie de raconter les cheveux mouillés et décoiffés, cette impertinence qu’ils ont lorsque la nuque s’humidifie de leurs caresses. Les pointes qui s’amusent avec le vent, taquinent les épaules. [Elle] respire en musique.
Ses pieds marquent la mesure et, lorsqu’elle se retourne, la mélodie reste en suspens. Avant de repartir se noyer dans ses paroles.
- Tu as bien joué, ce soir.


Paraît que l'on se rappelle de moi, enfin. Que l'on ne me snobe plus et que je suis de nouveau fréquentable. Ma mise en quarantaine serait-elle achevée ? Rendez-vous, samedi et peut-être... Eh bien quoi ? Nous verrons bien ce que cela donnera.

Ah, et puis... Flûte.
Rimbaud résonne à mes oreilles avec une netteté surprenante pour une personne qui refuse de lire ses mots depuis plus de trois ans, et voilà qu'il parasite mes propos ; j'ai oublié ce que je voulais dire. Tête de linotte, va !

19/09/2007

Pour une fois que je lutte.

J'envie souvent la capacité que possède Camille de plonger à l'intérieur d'elle-même pour rédiger ses états d'âme, cette capacité de travailler dessus sur une longueur certaine - 14 pages, dirait quelqu'un =D - pour ensuite en ressortir une constatation qui, si elle n'est que rarement évidente, pose toujours le bilan d'une réflexion certaine. Du moins, c'est l'impression qui s'impose généralement à moi après ma lecture avide de ses nouveaux articles.
Or, lorsque je relis mes propres écrits, je me rends compte qu'ils ne sont guère narratifs, privilégiant exagérément le style, la forme en dépit du fond. Et qu'ils restent donc relativement obscurs pour qui ne me connaît que peu, en ce sens où je me livre sans livrer réellement de moi-même ; et lorsque par hasard j'y viens, je m'arrange toujours pour adopter des mots qui ne sont ni plus ni moins que couverts. Je ne sais si cela me vient de mon amour immodéré des belles lettres, qui m'inciterait à opter pour la qualité de l'écriture plutôt que pour la quantité de texte, ou bien d'un désir de faire joli, qui finalement ne serait qu'un coup d'épée dans l'eau à cause de ces phrases aux tournures si travaillées qu'elles en deviennent creuses. Ou peut-être n'est-ce qu'un désir de me prouver que je suis encore capable d'écrire des phrases agréables et musicales, après la sécheresse de ma production littéraire de ces derniers mois.

Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit.



Le travail de désapprentissage vient ensuite : réussir à raconter de simples anecdotes avec de simples mots, sans grangener mes phrases d'épithètes divers et de subordonnées variées.
Là, à vif ? J'aurais envie de parler de Rennes, de cette vie étudiante qui reprend - si tant est qu'elle n'ait jamais commencée - et de ces jours heureux qui s'offrent à moi. De la joie toute simple que j'ai de reprendre la fac, et de la jubilation qui me monte à la tête dès que j'entame et entame encore mes préparatifs d'installation dans ma chambre universitaire. De ces images de Venise qui attisent mes envies d'Italie. De mon prochain week-end, qui se présente plutôt bien et de mes prochaines vacances, qui s'annoncent réjouissantes. Du mois de septembre qui s'installe, et de ces premières matinées où le froid vous empêche de quitter le lit. Des plans que je tire sur la comète et des châteaux que je bâtis en Espagne.
J'aurais envie de parler de ma vie, de ce que je suis et ce que je voudrais être, de celle que j'ai été et de ceux que j'aimerai.

Mais avant, j'ai du travail.
Il va falloir que je réapprenne à écrire.

16/09/2007

Diable, nous sommes faits comme des rats.

J'sais pas. C'est peut-être de la paresse, cette paresse qui vous engloutit dans ses bras trompeurs. Ou peut-être de l'ennui, qui sait ? Je doute, hésite et m'indiffère.
J'sais pas ce que ça vaut.

Alors, je papillonne. A droite, à gauche ; un éclat de rire souffle ses paillettes glacées. Je m'active et m'affaire. Par ci, par là ; j'oublie à la faveur d'une mémoire qui gaiement, flanche. J'vais voir ailleurs pour attiser ce monstre de jalousie et d'envie qui ronronne tout contre mon coeur. Et je m'offusque de cette présence qui soudain m'insupporte, alors que je me consolais à la chérir.
J'me sens railleuse, gouailleuse et gloutonne. J'ai faim de vie et soif de rires, j'veux m'abreuver de ces sourires qui offrent le monde entre leurs commissures. J'sais pas ce dont j'ai envie, mais je rêve de trop-pleins. Je rêve de moi, de lui et d'eux, je rêve d'elle et de nous ; je conjugue envie, aimer, pleurer et vivre au plus-que-parfait, et - pardonnez-moi - je tombe dans les clichés stylistiques les plus navrants.

Et alors ?

14/09/2007

Nos mains ne tiennent plus ensemble.

09/09/2007

L'infini par la douleur.

J'ai cueilli la pluie à la douceur de tes cils
et me suis abreuvé de tes larmes offertes à l'azur
.

Oui moi aussi, je peux donner dans le mièvre.
Décidément, les films-navets saucés d'eau-de-rose ont cette fichue manie de me mettre en rogne. Surtout les dimanches après-midi. Et surtout quand il s'agit d'adaptations de romans magnifiques.
Je suis encore sous le coup du Fantôme de l'Opéra, édition 2005, réalisé sous forme de comédie musicale avec un actrice qui ne sait que piailler à longueur de temps sans jamais délayer sa guimauve d'un peu d'expressivité corporelle.

Gaston Leroux qui êtes aux cieux,
priez pour nous, pauvres pécheurs
.

Bref, tout cela pour dire que j'aime pas les dimanches. S'toujours les dimanches qui passent le plus lentement, s'étirant paresseusement dans leur inactif ennui. J'ai mal à la tête et personne à qui me plaindre, je ne peux même pas me jeter sur des sucreries parce que les placards sont vides et, pis encore ! la télévision ne diffuse que de mauvais films.
Ceci dit, j'ai pu prendre mon premier bain depuis plusieurs semaines, tout en ouvrant le premier tome des aventures complètes d'Arsène Lupin. Je me souviens encore de mes réticences de gamine, lorsque mon père m'avait acheté Arsène Lupin, gentlement cambrioleur... Je revois très nettement la couverture de ce livre que j'avais rejeté avant d'ouvrir, Arsène Lupin habillé de noir et l'oeil cerclé d'un monocle. Le choc fut rude ; ç'a été mon premier contact avec l'univers historique, me semble-t-il. Et peut-être même qu'à une époque, j'étais amoureuse de lui.
M'enfin, que voulez-vous hein.

Au moins, il a foutument plus de classe que Gerard Butler en Fantôme de l'Opéra.

04/09/2007

Oh oh, oh oh, oooh ohoh oh.

J'sais bien que j'aurais dû repasser par ici bien avant. J'aurais pu dire cette fin de vacances qui fleure bon les souvenirs sablonneux et les comédies musicales pêchues ; mais flûte alors, si je n'ai pas envie de parler ? Si je préfère m'enfermer dans mon mutisme égoïste que je brandis peut-être trop rarement, ou peut-être trop souvent ?
J'aime pas l'amour, mais je rêve de câlins, et cette phrase contient la transition qui me permettra de discourir sur l'acquisition de mon nouvel ordinateur portable. Ne cherchez pas, ces derniers temps j'ai tendance à collectionner les private jokes avec moi-même. Et toc.
Bref, il est beau, il s'appelle Arthur et il est sacrément entêté, même sous mes doigts aimants et délicats. Certes, évitons de brûler les étapes et avouons que nous n'en sommes qu'à la phase d'appréhension de l'adversaire. J'ai sorti la longe et le fouet, le nom de famille de monsieur Arthur n'étant autre que Windows Vista.
J'ai cependant eu la surprise de remarquer, qu'à l'instar de ma vitesse d'assimilation de la pratique de la planche à voile - vous ai-je dit que je n'avais jamais rencontré un homme aussi beau que l'un des moniteurs ? - je me débrouille relativement bien avec le bestiau.
Espérons que tout ceci soit les prémices d'une longue et belle histoire d'amour, digne de la geekette que je m'applique à devenir, chaque jour un peu plus.