31/12/2007

A nous deux, la lumière.

Et voilà que l'année se termine.
2008, enfin !

27/12/2007

Des petits plaisirs de la vie...

Depuis que je conduis d'une façon que l'on pourrait qualifier de décontractée - depuis bientôt deux semaines que j'ai mon permis, donc - je remarque combien il est difficile de rester une conductrice modèle. Entendez par là, le genre de conductrice dont rien n'ébranle l'aimable sourire, même pas les personnes qui restent à lire le journal dans leur voiture alors qu'ils pourraient libérer la place que tu cherches à obtenir depuis dix minutes, sachant que la séance de cinéma commence dans moins de cinq. Pas même les personnes qui conduisent d'ignobles 4x4 et qui ne te remercient pas lorsque tu prends sur ton temps pour les laisser passer. Et encore moins les personnes qui ne se rendent pas compte que le feu est au vert, alors que c'est un feu qui n'est vert que 32 secondes toutes les trois minutes.
Je m'étais promis de rester d'une bonne humeur intouchable, et ne pas ressembler à ces tristes sires que l'on a l'habitude de voir grogner au volant de leurs véhicules, persuadés qu'ils vont ainsi gagner deux minutes de conduite. Tristes désillusions.
Enfin, j'ai au moins le mérite d'extérioriser ma colère et de ne pas me cacher sous un sourire de façade. Et puis, je ne grogne pas. Je me fais un malin plaisir de lancer des chapelets de jurons dont je ne soupçonnais pas l'existence. Mégère, va.

Bon sang que c'est drôle de conduire XD

11/12/2007

« Adieu mes quinze ans... »

L'on peut trouver beaucoup à redire au concept du blog, mais il est une chose que l'on ne peut guère nier, c'est que c'est foutument pratique pour les retours en arrière.
Prise par je ne sais quelle envie, entre deux fiches de Linguistique, je suis retournée sur le blog de la Lorelei Lee que j'ai été pendant tout de même deux ans (blog que vous pouvez toujours consulter, même si un bug du serveur a supprimé tous les articles de la dernière période). Et bien, ça m'a fait tout drôle. Rien à voir avec le sentiment amusé que l'on peut avoir en réouvrant de vieux journaux intimes datant du collège, du genre de ceux où l'on couche sur le papier de mièvres rimailles et la présentation de sa classe inspirée par la description de celle d'Anne Frank, bouquin que l'on a bien évidemment lu de son plein gré et a-do-ré. Non, c'est plutôt l'impression que, merde alors, en presque trois ans j'ai tout de même bien changé.
Evidemment, il y a eu ces deux années de maturité amoureuse dont je ne me remets encore qu'à peine, et puis il y a eu le lycée, le bac, l'université, mes premières vraies tristesses. Je suppose que c'est ça, grandir ; ça doit être pleurer, aimer, et rire. Laisser des morceaux de soi en chemin, pour aller se rafistoler, se construire au prochain carrefour.
Mais, lorsque je relis certains textes, je me dis tout de même que j'ai dû me perdre en route.

"J'ai envie d'aventures trépidantes, d'horizons lointains, de combats à l'épée, de fuites à cheval, de rencontres mystérieuses, de femmes fatales et de traîtres cyniques. J'ai envie de robes à paniers, de corsets et d'informations glissées sous l'éventail. De piraterie dans le golfe du Mexique, d'abordages, mousquet et rapière à la main, de ration de tafia pour accompagner le salmigondis, de corvettes, de flûtes et de frégates. J'ai envie de Woodstock, de pogos, de Jimi Hendrix, de boue et de weed. J'ai envie de Nouveau Monde, de Far West et de duel, colt contre colt. Du Vieux Continent, de reines superbes et machiavéliques, de duchesses hypocrites et de plaisirs simples. J'ai envie d'un hiver en Russie, de valses sous les ors du palais du tsar et de discussions littéraires avec un beau colonel inconnu."

J'ai beau chercher, je ne retrouve plus cette Anna-là. Certains me diront que tant mieux, je suis redescendue sur terre et revenue à la réalité de notre époque mais moi, je trouve ça triste. Parce que finalement, je crois que c'est ça, grandir. C'est perdre ses illusions de jeune fille qui a trop dévoré de romans, c'est ne plus croire au merveilleux. Bien sûr, je pleure encore toutes les larmes de mon corps en lisant Autant en emporte le vent, mais je n'espère plus la rencontre d'un Rhett Butler, ni les frous-frous des robes à crinoline.

"Parce que c'est toujours comme ça. On finit par se lasser."

Mais enfin, qui sait ? Il suffirait peut-être que je me remette à lire pour renouer avec cette partie de moi que j'ai laissé dépérir. J'aime encore trop la vie pour oser croire à la fin de mon romantisme écervelé, j'ai encore trop à découvrir pour laisser de côté mes espoirs littéraires.
Toutefois, ne soyons pas totalement pessimistes. Je crois qu'il reste encore un embryon en moi de la lycéenne que j'ai pu être...

"Blonde. Chieuse. Opportuniste. Superficielle. Vénale. Bavarde. Irréfléchie. Mesquine. Illogique. Profiteuse. Fatiguante. Impatiente. Déraisonnable. Tête en l'air. Jamais contente. Critique. Méchante. Egoïste. Présomptueuse. Ignoble. Limite boulimique. Dépensière. Egocentrique. Narcissique. Pourrie gâtée. Allumeuse. Emmerdante. Lourde. Envieuse. Colérique. Insupportable. Violente. Gourmande."

08/12/2007

Paris s'éveille !

C'est drôle, cette façon que j'ai de me laisser porter par la vie, ces derniers temps.
Comme si j'étais devenue une petite poupée qu'agitent les mains d'une enfant, je me laisse aller à une indifférence plus qu'intriguante pour qui me connaît. Les journées coulent sans que je ne soie plus avancée au soir qu'au matin, et pourtant le courant m'entraîne dans des directions que je n'aurais pas imaginé emprunter. Je ne réfléchis plus guère à autre chose qu'à la catastrophe annoncée de mes partiels, tout en étant incapable de me secouer pour essayer de changer ce qui semble déjà tout tracé.
Evidemment, le reste en pâtit. Avec un recul de quelques jours, je me rends compte que je tends parfois à l'inconscience, à m'épuiser ainsi pour des broutilles - et ça, je l'ai réalisé avant de passer ma journée fiévreuse, au lit, bande de mauvaises langues. Mes journées n'ont plus grand sens, à présent que je ne fais plus qu'un repas de cinq heures par jour et que je dors l'après-midi, que je vadrouille à droite à gauche en pleine nuit et que je... Mh, new relationship n'est-ce pas ?
Il paraît.

Bon sang, si seulement j'étais moins blasée !