« Vive les enfants de Cayenne ! »
J'kiffe Rennes.
Mais, je dois avouer que je n'aurais pu m'attendre à quasiment rien de ce qu'il s'est passé depuis mardi dernier, à partir du moment où j'ai eu Aurélie au téléphone : "Tu arrives quand ? Je suis à la fac, les bloqueurs et antibloqueurs sont en train de se foutre sur la figure." J'arrive ! Ceux qui suivent de près l'actualité savent donc que Rennes 2 a été débloquée mardi matin par les valeureuses [ahem] troupes antigrévistes, menées par notre non moins valeureux Président d'université - qui a au moins fait l'effort d'attendre de se trouver dans le champ des caméras avant de faire semblant de pousser les portes du camp retranché Hall B - cherchez l'erreur. Hall B cependant repris dans l'après-midi, alors que j'essayais de ne pas hurler de douleur après m'être éclaté le genou sur un poteau à la hauteur savamment calculée pour pénétrer la jointure de ma rotule et de mon tibia. Bon, je me suis retrouvée le lendemain matin aux urgences ; au bout de deux heures, l'on m'a gentiment fait comprendre que glace et Doliprane suffiront pour calmer tout ceci... merci docteur, disons que je venais surtout pour faire une radio, bon Dieu je cusse sa mère depuis plus de douze heures, vous trouvez ça normal, vous ?
Me voilà donc partie pour deux jours dans la peau d'une personne à mobilité réduite, comptez dix minutes à boitiller pour un escalier de métro. Mais bon, comme je ne vois pas pourquoi une ridicule petite patte folle de rien du tout - hum, un fémur enfoncé - devrait entamer le moral et l'esprit euh... révolutionnaire aimdéair, de l'handicapée que je suis devenue, je suis le soir même armée de mon plaid rose période contestation CPE avec la ferme intention de camper à la fac. Décidément, ce n'est pas ma semaine ; démotivation générale, on laisse les lieux allumés et grands ouverts. Ce soir, ça sera Les Experts.
Et le lendemain, reprise des cours. Je frise la dépression nerveuse en retrouvant le Hall B grouillant d'arrogants antigrévistes et presque luisant de propreté, comme si rien ne s'était passé ces trois dernières semaines. Allez zou, une tête connue [de la veille], on part en manifestation tous les deux, puisque l'officielle n'a pas daigné attendre que nous terminions nos cours - en fait, on a tourné pendant deux heures pour essayer de la rejoindre mais chut, faut pas le dire. Enfin, ça discute, ça crée des liens, et ça se retrouve à passer l'après-midi le cul collé sur un banc, à attendre un hypothétique comité de lutte et l'annonce surprise d'un partiel d'Ancien Français. Partiel évidemment raté dans les grandes largeurs mais, au point où je me trouvais, autant faire ça bien. Et puis, il faut bien avouer que ce n'était que la parenthèse désagréable d'une journée autrement bien ficelée, terminée dans la nuit rennaise avec un ex-lavallois, un normand et un breton. Et, un sandwich pour unique repas dans le ventre, pari minceur / journée de jeûne réussi(e) !
Maintenant, commentaire de texte médiéval.
Mais, je dois avouer que je n'aurais pu m'attendre à quasiment rien de ce qu'il s'est passé depuis mardi dernier, à partir du moment où j'ai eu Aurélie au téléphone : "Tu arrives quand ? Je suis à la fac, les bloqueurs et antibloqueurs sont en train de se foutre sur la figure." J'arrive ! Ceux qui suivent de près l'actualité savent donc que Rennes 2 a été débloquée mardi matin par les valeureuses [ahem] troupes antigrévistes, menées par notre non moins valeureux Président d'université - qui a au moins fait l'effort d'attendre de se trouver dans le champ des caméras avant de faire semblant de pousser les portes du camp retranché Hall B - cherchez l'erreur. Hall B cependant repris dans l'après-midi, alors que j'essayais de ne pas hurler de douleur après m'être éclaté le genou sur un poteau à la hauteur savamment calculée pour pénétrer la jointure de ma rotule et de mon tibia. Bon, je me suis retrouvée le lendemain matin aux urgences ; au bout de deux heures, l'on m'a gentiment fait comprendre que glace et Doliprane suffiront pour calmer tout ceci... merci docteur, disons que je venais surtout pour faire une radio, bon Dieu je cusse sa mère depuis plus de douze heures, vous trouvez ça normal, vous ?
Me voilà donc partie pour deux jours dans la peau d'une personne à mobilité réduite, comptez dix minutes à boitiller pour un escalier de métro. Mais bon, comme je ne vois pas pourquoi une ridicule petite patte folle de rien du tout - hum, un fémur enfoncé - devrait entamer le moral et l'esprit euh... révolutionnaire aimdéair, de l'handicapée que je suis devenue, je suis le soir même armée de mon plaid rose période contestation CPE avec la ferme intention de camper à la fac. Décidément, ce n'est pas ma semaine ; démotivation générale, on laisse les lieux allumés et grands ouverts. Ce soir, ça sera Les Experts.
Et le lendemain, reprise des cours. Je frise la dépression nerveuse en retrouvant le Hall B grouillant d'arrogants antigrévistes et presque luisant de propreté, comme si rien ne s'était passé ces trois dernières semaines. Allez zou, une tête connue [de la veille], on part en manifestation tous les deux, puisque l'officielle n'a pas daigné attendre que nous terminions nos cours - en fait, on a tourné pendant deux heures pour essayer de la rejoindre mais chut, faut pas le dire. Enfin, ça discute, ça crée des liens, et ça se retrouve à passer l'après-midi le cul collé sur un banc, à attendre un hypothétique comité de lutte et l'annonce surprise d'un partiel d'Ancien Français. Partiel évidemment raté dans les grandes largeurs mais, au point où je me trouvais, autant faire ça bien. Et puis, il faut bien avouer que ce n'était que la parenthèse désagréable d'une journée autrement bien ficelée, terminée dans la nuit rennaise avec un ex-lavallois, un normand et un breton. Et, un sandwich pour unique repas dans le ventre, pari minceur / journée de jeûne réussi(e) !
Maintenant, commentaire de texte médiéval.

2 commentaires:
Aheum. J'espere que ton genoux va mieux namouth. J'espere que tu te rattraperas pour les partielles, mais ne t'inquiete pas trop la dessus. Je devine que ta mere doit se faire un sang d'encre =s
Ne lesigne pas trop, mais garde toujours ton ame de revolutionnaire.
<3
- mon coeur pour ton (...) coulant -
quoi il en a déjà cinq ? ben tant pis alors je me rabats sur George (le bâton). Mozeur Weuchia !
(si tu supprimes ce commentaire après l'avoir lu, je comprendrais XD
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