13/03/2009

Que te reste-t-il de moi ?

Les yeux au ciel, les nuages blancs dans le bleu parfait, le printemps revient, mais un printemps pas comme les autres, un printemps imperceptible et traître qui bouleverse sans que l'on puisse mettre des mots sur ces étranges maux, nulle trace de Dieu au ciel, ces nuages lents dans le bleu défait, puisque tout semble se défaire, se déconstruire, se dénouer, tensions hivernales comme constructions autrefois salutaires, le soleil inonde le ciel, mes jours en hiver passés à t'oublier, et surtout m'oublier, à l'heure où je ne sais toujours pas où je vais, ni qui j'ai l'intention de devenir, et chaque seconde est une poignée de terre, et chaque minute est un sanglot, bien évidemment refoulé, pourquoi pleurer alors que rien ne va mal ? vois comme je lutte, vois ce que je perds, en sang et en eau, en sang et en eau.

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