19/04/2008

« L'acrobate rêve d'une défaillance de la pesanteur qui lui permettrait de ne jamais retomber. »

Je ne sais pas si vous connaissez cette sensation, qui vous coupe les jambes et vous mine l'esprit, juste le temps d'un nuage voilant la lumière du dehors, mais qui laisse flotter sur vous un léger malaise qui s'estompera après quelques temps. Ce vide qui d'un coup se creuse en vous, au niveau de l'abdomen ou du ventre, c'est assez indéfinissable, et qui s'étend à votre corps tout entier sans que vous soyez capable d'en expliquer origine ou cause. Je parlais de vide, mais c'est surtout un gouffre qui s'ouvre si violemment entre le coeur et les sens, nourri de ce que j'aurais tendance à appeler le Manque. Manque de je ne sais quoi ou je ne sais qui ; l'on peut toujours faire défiler - en pensées - personnes et éventuelles envies, impossible de combler ce grand canyon qui semble s'écrouler encore et encore, croissant avec notre affolement et notre douleur.
Je me souviens de la première fois que j'ai ressenti ce Manque ; j'avais douze ans, vagabondais sur un terrain de sport, et le simple fait d'avoir songé à un diabolo menthe m'avait ragaillardie.

A présent, j'ai l'impression qu'il m'en faudrait beaucoup plus pour réussir à calmer cela.

1 commentaire:

Patta a dit…

*1er commentaire ici et squattage powaaa*

Eh bien, tu en avais de la chance à douze ans, passque moi quand j'ai ce Manque comme tu dis, il me suffit pas de penser à un diabolo menthe pour que ca s'en aille. XD

Bref, je sors avant de me faire lyncher. :p